Le daltonisme est une particularité qui modifie la perception des couleurs.

Cette particularité est considérée comme telle parce qu’elle touche une minorité d’individus. Imaginez que l’inverse soit vrai; c’est-à-dire que la majorité des personnes percevait des couleurs fades et seule une minorité était capable de percevoir la vivacité des couleurs dans les objets.

Et si nous percevions chacun les couleurs différemment ? Comment savoir qui perçoit quoi ? Et si certains voyaient des pommes bleues, mais appelaient cette couleur rouge puisqu’ils ont appris que la pomme est rouge ?

Ces questions peuvent à toutes les situations que l’être humain perçoit à chaque instant : les couleurs , les goûts, les odeurs, la facilité et la difficulté, le bien et le mal, la vérité et le mensonge, le politiquement correct, les religions….

La vérité ( selon ma perception) est qu’effectivement, chaque être humain perçoit tout à façon.

Mais comment se forge-t-on notre modèle perceptif ?

Les perceptions sensorielles semblent être innées : et c’est comme ça que les personnes hauts potentiels et autres hypersensibles ont les 5 sens très développés. De la même façon, d’autres ont des ressentis physiques plus faibles.

Pour le reste des perceptions, les variables qui entrent en jeu sont l’éducation , l’environnement familial, les origines culturelles, les règles de vie religieuse, le choix professionnel : tout ceci contribue à la complexité de l’être humain et parfois du manque de compréhension des uns envers les autres.

Voici quelques exemples pour mieux illustrer mes convictions :

– 2 personnes d’une même fratrie ayant reçu la même éducation vont faire face aux mêmes difficultés de façon différente.

– 2 mères ayant reçu une éducation stricte feront un choix d’éducation différent pour leurs enfants

– Une personne ayant connu beaucoup d’échecs dans sa vie réagira de façon plus sereine à un nouvel échec là où une autre personne n’ayant jamais subi d’échec deviendra peut-être dépressive face au même échec

Il est primordial aujourd’hui de prendre en compte ces paramètres pour mieux vivre dans notre environnement; qu’il soit professionnel, social, cultuel ou culturel, mais aussi dans l’environnement familial.

Comprendre que les expériences des autres sont différentes de nos expériences et accepter que l’autre perçoive une situation donnée différemment est une des clés dans le cheminement vers une vie harmonieuse et un comportement respectueux envers chacun.

En effet, il est très facile de respecter une personne qui a la même opinion que nous. Par contre, respecter une personne qui a un avis contraire est une autre histoire: au mieux nous la tolérons.

Lorsqu’une personne a un avis contraire au nôtre, posons-nous les questions suivantes :

1/ Ai-je le monopole du savoir et de la sagesse ?

2/ Ai-je vécu sa vie pour savoir ce qu’il ressent ?

3/ Et si ma perception était faussée ?

Si chacun de nous arrivait à se remettre en question tout en respectant l’autre pour ses opinions, beaucoup de souffrances seraient évitées.

À condition toutefois que nous arrivions à faire entendre raison à notre ego …